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Brèves

Manifestations libertaires du 1er Mai

Bilan de quelques manifestations du 1er mai

Besançon Enorme réussite pour ce nouveau 1er mai libertaire (CNT / FA), malgré une très faible mobilisation pour la manif (quelques centaines de personnes). Ensuite, ce sont environ 200 personnes (plus que d’habitude) qui sont venues au 1er mai libertaire (apéro, bouffe, chorale révolutionnaire et débat sur les luttes contre la précarité). Tout s’est très bien déroulé dans une ambiance festive et revendicative. Le 1er mai des anars (véritable institution) est devenu un lieu de rencontre pour les militants syndicalistes et associatifs, mais c’est aussi un lieu de rencontre et d’échanges pour une foule de gens. Le débat a rassemblé une cinquantaine de personnes et s’il n’est pas allé très loin dans les perspectives, il a permis de faire le lien entre les différents secteurs d’activité et de lutte. La veille, nous avions participé au vide grenier de notre quartier et pratiquer le prix libre et diffuser gratuitement affiches, autocollants, journaux ... Beau succès aussi.

Bruxelles Faible participation au 1er Mai, d’autant que la FGTB, le syndicat socialiste (principal moteur de cette journée), n’a pas rassemblé autour d’un thème clair. Donc : - Un peu plus de 1 000 manifestants pour la régularisation des sans-papiers, lors de la manif du matin.

Grenoble Cortège numériquement très inférieur aux autres années (environ 2 à 3000 personnes seulement). La FA faisait cortège commun avec les anars divers (squatteurs et autonomes),avec pour l’occasion des drapeaux noirs, un camion avec sono, un bar roulant, ... bref, des moyens et un dynamisme comme on n’avait jamais eu. La manif se termina traditionnellement dans un parc de la ville, avec tables de presse, donc discussions, etc., Un seul regret, la CNT a encore une fois refusé de faire cortège commun avec les autres libertaires.

Lyon Le cortège libertaire que nous organisons depuis plusieurs années a été un succès. La première partie s’est ébranlée de la place Gabriel Péri peu après 10h. Nous étions 200 libertaires, toutes organisations confondues. Arrivée tonitruante place Jean Macé où le cortège unitaire n’était pas encore formé. Le reste du défilé nous a vu près d’un millier en rangs serrés et vociférant les slogans. Arrivés place Bellecour, lieu de la dispersion, nous avons décidé de continuer le cortège à travers la presqu’île jusqu’à la place Satonnay où Radio Canut, la plus rebelle des radios organisait son traditionnel repas de quartier.

Morbihan Les appels unitaires (CGT, FSU, Solidaires...) ont rassemblé 400 personnes à Hennebont, près de Lorient, et 80 à Vannes. C’est plutôt maigre par rapport aux années précédentes.

Rouen Petite manif à 10h30 cours Clemenceau sous la pluie comme d’hab. A peine 1000 personnes (contre 35 000 pour la plus grosse manif anti-CPE). Ensuite, apéro pique-nique à la librairie L’Insoumise.

Strasbourg Petit premier mai au niveau de toute la manif : 2 500 personnes environ. Pour ce premier mai, nous avons fait un appel commun FA Strasbourg / Antifa d’Offenbourg (ville allemande, proche de Strasbourg) pour constituer un cortège libertaire. Notre appel a été entendu, une soixantaine de compagnons et de camarades allemands se sont déplacés, venant pour l’essentiel de Fribourg et d’Offenbourg. Des gens de Mulhouse et de Colmar ont aussi fait le déplacement. Composé de la FA, No Pasaran, AL, CNT, pour la France, FAU, Antifa, et Banda Vaga (groupe anarchiste et communiste de conseils fribourgeois), plus des sympathisants, bien évidemment, notre cortège a rassemblé aux environs de 130 personnes. Notre cortège a été remarqué, y compris par la presse locale : "Les délégations des partis politiques (PS, PC, LCR) ont à Mulhouse et à Strasbourg, défilé derrière des slogans dénonçant ces réformes contestées. Mais la contestation la plus radicale a été entendue à Strasbourg, dans les rangs du groupe d’anarchistes français et allemands, où sous les drapeaux noirs s’affichait un radical : "ni code, ni patron, autogestion". Cela a redonné au cortège strasbourgeois la note "internationale" du 1er mai, que seuls les associations kurdes maintenaient vivante au fil des ans."

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